L’île du Docteur Moreau – Herbert George Wells

Résumé : Il a un nom, Edward Prendick, mais l’île sur laquelle il échoue après le naufrage de son bateau n’en a pas. C’est une île des mers du Sud peuplée de créatures étranges, « extraordinairement laides », douces et repoussantes à la fois, qui semblent dominées par un mystérieux personnage, le docteur Moreau.

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Pour ceux qui l’ont lu (ou ceux qui aiment le spoil), je vais résumer l’histoire avant de donner mon avis.

L’histoire commence à bord d’un petit canot où Edward Pendrick se meurt. Il est sauvé par Montgomery, un biologiste qui lui explique vivre sur une île qui n’a pas de nom, et sur laquelle le navire est en train d’apporter des animaux. L’homme est accompagné d’un serviteur a l’aspect étrange, que l’équipage craint et maltraite. Le bateau arrive enfin près de l’île sans nom. Le capitaine, qui est également un ivrogne notoire, le chasse. Edward est obligé de se réfugier sur l’île malgré les réticences de Montgomery. Edward rencontre ensuite le docteur Moreau. Son nom lui est familier. Il se souvint d’avoir lu une brochure parlant de lui « Il avait fait connaître, sur la transfusion du sang, certains faits des plus étonnants et, de plus, il s’était acquis une grande réputation par des travaux sur les fermentations morbides.« , il avait ensuite dû quitter l’Angleterre, car ses expériences avaient été jugées inutilement cruelles. Edward fuit ensuite la petite chambre dans laquelle il est logé, indisposé par les hurlements de douleur d’un puma, qu’il imagine est vivisecté. Lors de sa « balade », il rencontre un homme curieux, qui boit en lapant dans la rivière près de laquelle il s’est réfugié. De fil en aiguille, après avoir découvert ce qui ressemblait à une femme torturée dans le laboratoire, puis une fuite et la découverte d’autres êtres particulièrement hideux et étranges, Moreau et Montgomery sont disposés à lui expliquer ce qu’ils font sur cette île. Le docteur Moreau pratique en effet des vivisections sur des animaux, dans le but d’en faire des humains. Il façonne leurs corps, leurs visages, leurs cerveaux et tente de les éduquer. Parfois il mixe les animaux, aussi, il y a sur l’île des créatures humanoïdes faites par exemple d’ours et de loups, ou un taureau rendu humain, des chiens « humanisés » également. Lors d’un accident durant lequel la femelle puma s’échappe, Moreau décède, tué par cet animal qu’il torturait encore quelques heures plus tôt. La tragédie de cette mort réside surtout dans le fait que les créatures créées par le docteur n’étaient dociles que parce qu’elles le craignaient et se pliait aux règles qu’il avait instaurées. Edward tente de reprendre le flambeau et de se placer en « maître » pour se protéger. Montgomery, qui était déjà alcoolique, ne se sentant à sa place ni dans la société et n’ayant plus le Docteur Moreau à ses côtés pour lui donner une raison de rester sur cette île, noie son chagrin dans le cognac et décide de faire boire quelques créatures hybrides. Il mourra à son tour de cette décision, après avoir détruit les embarcations, condamnant son compagnon à rester sur l’île. Edward finit par dresser trois créatures dont un homme-chien, qui deviendra un protecteur dévoué. Il va vivre quelques temps parmi les bêtes, mais celles-ci perdant leur humanité pour retrouver leurs instincts primaires, il retourne se créer un campement dans les ruines du laboratoire. Il arrivera finalement à quitter l’île du Docteur Moreau grâce à une embarcation dans laquelle il trouve deux hommes morts depuis longtemps. Un bateau le récupère au bout de trois jours et le dépose à San Francisco. Malheureusement il ressort traumatisé de cet épisode, craignant les humains, voyant en eux trop de similitudes avec les animaux, il finira sa vie dans un petit village.

Un résumé assez long finalement… Et fermant ce livre je comprends totalement que H. G. Wells soit une référence en science-fiction !

Pour parler des « créatures hybrides », je dois avouer, même si ce n’était pas ce que je recherchais en lisant ce roman, qu’elles ne m’ont pas le moins du monde effrayée parce que malheureusement, je n’arrivais pas du tout à les imaginer. Quand Wells s’attarde sur un détail de leur physique, ça va, mais globalement, je ne voyais pas à quoi ça pouvait ressembler un homme-léopard, ou une femme-loup… Je voyais surtout des corps à la peau proche de celle des humains mais difformes, avec des masques d’animaux. Comme dans les mangas de Yoshiki Tonogai (Doubt et Judge). Et pour les hommes-taureaux, je voyais bien une sorte de minautore. Je me demande s’il s’est inspiré de la mythologie grecque pour cette histoire. Ce qui m’a effrayée par contre, c’est d’imaginer les vivisections et la douleur des animaux. Je déteste cette idée de torturer pour la science.

Et d’ailleurs, cette histoire de science-fiction qui donne des frissons, nous fait nous poser des questions. Notamment sur le côté éthique. Est-ce que c’est légitime de faire souffrir des animaux pour répondre à la question « Qu’est-ce que l’humanité », parce que je pense que c’est la vraie interrogation de ce livre. Wells nous donne une réponse, ou plutôt, en élimine certaines avec son histoire.

En effet, le Docteur Moreau façonne le corps et le cerveau des animaux pour leur donner un aspect humain, il tente de les éduquer ensuite, pourtant leur instinct revient systématiquement. Ils perdent peu à peu l’usage de la parole, se remettent à marcher à quatre pattes, et leur corps se couvre à nouveau de poils. Dans ce cas de figure, pour Wells, l’humanité n’est pas une question de physique, ni de cerveau, bien qu’il soit possible de rendre ses animaux proche des humains pendant un certain temps (il garde quand même certaines habitudes). Au début, nous apprenons que le Docteur Moreau avait également fait des expériences sur le sang, mais, étant donné l’échec des autres expériences, on peut en conclure que Wells a décidé que ce n’était pas plus dans le sang qu’ailleurs. Peut-être est-ce dans l’ADN ?

Je n’ai pas de réponse mais je ne peux que conseiller ce roman qui se lit très facilement et qui cache derrière ce texte une question intéressante. Ou sinon, vous pouvez juste vous poser la question mais ce serait passer à côté d’un classique de la science-fiction. 🤷‍♀️

Lu dans le cadre du Pumpkin Autumn Challenge 2021, menu « Automne enchanteur », catégorie « Nom d’une dune » (Écologie, anticipation, science-fiction, post-apocalyptique).

Bonne lecture ! Signé C.

FOCUS : Tome 3 – Autre-Monde – Maxime Chattam


Résumé : L’invasion d’Eden est imminente. Pour défendre la cité et déjouer les plans maléfiques de la reine Malronce, il n’y a plus d’autre choix : il faut combattre. Les Pans doivent alors développer leurs pouvoirs, affronter Cyniks et Gloutons dans une guerre sans merci, braver le Raupéroden, dont la vrai nature, comme celle de la reine Malronce, leur restera longtemps inconnue. C’est l’épreuve ultime pour Matt, Ambre et Tobias, qui doivent apprendre la vie en commun, la politique, et aussi le lien vital et salvateur qu’il faut préserver avec la nature. Pour survivre, pour que le monde change, et que renaisse l’espoir. Entrez dans l’Autre-Monde, rejoignez l’Alliance des Trois. Elle vous mènera jusqu’au bout de sa longue quête…

Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un troisième tome qui commence à Eden, le Paradis perdu des Pans. Matt et Ambre s’empressent de prévenir les habitants que la guerre contre les Cyniks est imminente. Tout s’emballe. La jeune fille découvre que les scararmés (les scarabées bleus et rouges) décuplent la puissance de l’altération, quant à Plume elle ramène un troupeau de chiens gigantesques ! Peu à peu mais dans l’urgence, les Pans se préparent à défendre leur liberté et leurs vies. Un groupe composé le plusieurs Pans, dont Matt, Ambre, Ben et Floyd les Longs Marcheurs, partent de leur côté en terre Cynik afin de découvrir les secrets du Testament de Roche (table gravée d’un plan sur laquelle s’est réveillé Malronce après la tempête, certaine de devoir y poser la peau d’un Pan… Bref).

Tobias quant à lui, absorbé par le Raupéroden à la fin du second tome, vit un vrai cauchemar éveillé. Enfermé avec d’autres personnes, il attend le moment où le « Dévoreur » comme il le nomme, viendra le prendre pour justement, le dévorer… Prenant son courage à deux mains, il mène l’enquête. Rapidement il découvre que parmi ses compagnons de cellule se trouvent des visages connus… Colin le traître ainsi que Franklin le Long Marcheur. Malheureusement, ils ne lui seront pas d’une grande aide. Seul, il réussit à découvrir que le Dévoreur est une gigantesque araignée, mais plus important encore, qu’il se trouve actuellement dans le Raupéroden. L’araignée n’est autre que son estomac, les éclairs ses muscles, et son système immunitaire est une nuée de moustiques. La découverte qui lui permet de tirer ses conclusions n’est autre qu’un mobile en acier, le cœur du Raupéroden, quant à son cerveau, il s’aperçoit avec effroi qu’il s’agit de quelqu’un que l’on connaît déjà, quelqu’un qu’on a vu au tout début de la saga… Le père de Matt. J’avoue avoir émis l’hypothèse (voir la chronique du tome 2) qu’il puisse être son père plus tôt dans l’histoire. Une simple intuition. Il y a un passage où est évoqué un(e) rival(e) de cette créature la « Rauméduse ». Je me suis imaginé qu’elle était la mère de Matt, qui du coup ne serait pas Malronce, mais… Si ! Rauméduse est le nom donné à Malronce par le Raupéroden.

Le groupe de Pans explorateurs se trouvent confrontés à de grands dangers. Notamment durant leur traversée de la Passe des Loups… Les Pans y sont attaqués par une meute de loups aussi grands que les chiens qu’ils montent, donnant tout son sens au nom de cette trouée dans la forêt aveugle. Les adolescents tentent de fuir mais cela semble être vain, c’est alors que Peps, le chien de Luiz décédé quelques chapitres plus tôt, décide de se sacrifier. Laissant ainsi aux adolescents le temps nécessaire pour s’évader. J’ai fermé le livre et j’ai fait une minute de silence pour ce héros à quatre pattes… Je ne vous cache pas que c’était surtout pour sécher les larmes que ce sacrifice a provoqué, et qui rendait ma lecture difficile avec les lettres toutes floues. Bref, j’avais envie de vous partager ce passage qui m’a sincèrement émue, comme un dernier hommage à Peps, leur sauveur.

Un autre chien est prêt se sacrifier pour le groupe, ou une chienne devrais-je dire : Plume… Après la fuite du royaume de Malronce. Attendez, je reviens un peu en arrière. Les Pans sont arrivés sur les terres de la Reine Malronce. Celle-ci loge dans le château de… suspense insoutenable… De Disneyworld en Floride ! Une idée vraiment surprenante de la part de l’auteur, j’ai adoré imaginer ce parc d’attraction complètement modifié par la Tempête, sous un ciel rouge… D’ailleurs ! Rouge car la zone se trouve à côté de volcans en fusion. Bref. Fuyant l’endroit, poursuivis par un nouveau type d’adultes mutants, les Renifleurs de la Horde, les Pans qui viennent de perdre Neil (il s’est bravement sacrifié pour sauver Ambre) partent au galop sur leurs chiens direction Hénok et ses Mangeombres. Une petite parenthèse sur les Renifleurs, ce sont des adultes en train de mourir au moment de la Tempête que le courant électrique à ranimé. Leur physique me fait penser, allez savoir pourquoi, aux ennemis rencontrés dans Silent Hill. Peut-être est-ce aussi à cause de l’ambiance du parc d’attraction et de la brume au sol qui m’a rappelé le brouillard du célèbre jeu. Revenons à ce presque sacrifice. Plume, sachant que son maître et ses amis étaient pris en étaux entre les Mangeombres qui attendaient une proie pour quitter l’entrée de leur grotte et la Horde qui arrivait dans leur dos, décide courageusement de se mettre à découvert, dans la plaine, pour appâter les Mangeombres… Heureusement l’auteur n’a pas laissé mourir Plume ! Le plan mis au point par Matt fonctionne, les premiers monstres tuent les seconds et les Pans s’échappent avec leurs chiens.

Pendant ce temps, Ambre, a dos de papillon géant se rend seule au cœur de la Forêt Aveugle, ou plutôt au milieu de la Mer Sèche, afin de retrouver les Kloropanphylles. Les Pans, durant leur intrusion dans le château de Malronce découvrent que le Grand Plan les mènent à nouveau chez ce peuple. La jeune fille espère un accueil, à défaut d’être chaleureux, au moins pacifique. Après une mésaventure, elle termine chez les Becs ! Une tribu panesque en conflit perpétuel avec le Nid. Malgré leurs désaccords, les deux tribus finissent par s’accepter, car Ambre et les Becs sauvent les Kloropanphylles d’un Requiem-Rouge, monstre le plus dangereux de la Mer Sèche.

Le tome, voire le cycle se termine sur une bataille épique ! Les Pans et les Cyniks se lancent dans une guerre sans pitié. Les morts s’accumulent dans les deux camps. Ambre, arrive avec les tribus de la Mer Sèche et elle ramène avec elle une force extraordinaire que son organisme a assimilé : le Cœur de la Terre. Matt quant à lui, réussit à appeler le Raupéroden, qui en voulant se jeter sur lui absorbe Malronce, la Rauméduse. De cette union ressort la paix. Ambre se lance dans un discours qui unis les Pans et les Cyniks. Tout est bien qui fini bien !

Un tome riche en événements, en révélations mais également en sacrifices… Avec une fin épique ! Bref, ce cycle est incroyable. Je ne sais pas s’il est vraiment nécessaire d’en faire un supplémentaire mais puisqu’il est déjà écrit et sorti depuis longtemps, je vais le lire !

Anecdote : Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge 2020, menu automne des enchanteresses, catégorie « Badge PAC 2020Nausicaä de la vallée du vent » (Nature writing, écologie, nature, post-apocalyptique).

Bonne lecture ! Signé C.

La ferme des animaux – George Orwell

Résumé : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : « Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d’alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. ». Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : “Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres.”

La ferme des animaux

Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Dès le début du roman, nous voilà face à Sage l’Ancien, un cochon qui fait part aux autres animaux du rêve qu’il a fait la nuit précédente : les paroles d’une chanson. Une chanson invitant à la révolte contre les humains, unissant tous les animaux dans ce combat…

L’Homme est la seule créature qui consomme sans produire. Il ne donne pas de lait, il ne pond pas d’œufs, il est trop débile pour pousser la charrue, bien trop lent pour attraper un lapin. Pourtant le voici le suzerain de tous les animaux.

George Orwell, La ferme des animaux.

Trois jours après seulement, Sage l’Ancien s’éteignit, laissant derrière lui les braises de la révolte qui seront alimentées par trois autres cochons, Napoléon, Boule de Neige et Brille-Babil. Ils ont élaboré un système philosophique sans faille qu’ils appellent l’Animalisme. Ils essayent en vain d’en inculquer les valeurs aux autres animaux qui restaient désespérément fidèle à M. Jones, le propriétaire de la ferme. Pire encore, les autres étaient détourné de cette voie par Moïse, un corbeau apprivoisé, chouchou de M. Jones. Ce dernier, à son insu, déclencha « le soulèvement ». Commençant à sombrer dans l’alcoolisme, il s’occupait de moins en moins de ses bêtes. Un dimanche, Jones et ses employés oublièrent complètement les animaux qui n’y tenant plus défoncèrent leurs abris pour aller se nourrir. Les humains ont bien entendu essayé de les arrêter, mais face à ce troupeau affamé ils ont été contraint de fuir la ferme.

Les trois cochons apprirent à lire et écrire, oui c’est original… Puis ils parvinrent à réduire les principes de l’Animalisme à Sept Commandements :

  1. Tout deuxpattes est un ennemi.
  2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.
  3. Nul animal ne portera de vêtements.
  4. Nul animal ne dormira dans un lit.
  5. Nul animal ne boira d’alcool.
  6. Nul animal ne tuera un autre animal.
  7. Tous les animaux sont égaux.

Bien vite ils furent confrontés à une dure réalité. Personne pour traire les vaches laitières, des récoltes compliquées par le manque d’outils adaptés aux animaux, heureusement, les cochons trouvaient toujours un moyen de contourner ses difficultés… Et c’était là leur seul rôle. Ils ne travaillaient pas comme les autres animaux. Nous comprenons que le pouvoir n’a pas été partagé équitablement. Les cochons ont pris le contrôle de la ferme. S’appropriant de droit le lait et les pommes, faisant travailler sans relâche les autres, allant même jusqu’à kidnapper les chiots sous prétexte de les éduquer.

Parlons rapidement de Lubie, une jument blanche. Cette dernière aimait trop le sucre et les rubans de couleurs… Aussi, elle décida de partir rejoindre une autre ferme pour servir les humains. Les deux autres chevaux sont des personnages encore plus attachants. Malabar l’étalon, travaillait sans relâche. Il s’épuisait à la tâche jour et nuit. Il disait qu’il travaillerait plus dur chaque jour, jusqu’à celui de sa retraite. Mais suite à un accident, il fût envoyé à l’abattoir… Bien entendu le gouvernement a menti aux habitants de la ferme, leur disant que le plus grand des travailleurs avait été envoyé chez un vétérinaire qui n’avait pu le sauver. Quant à Douce elle portait bien son nom, prenant soin des autres animaux. N’oublions pas le dernier équidés, Benjamin, l’âne. Il est aigri c’est incontestable, mais aucun lecteur ne peut lui en vouloir après avoir pris connaissance de ses liens d’amitié avec Malabar.

Napoléon, le cochon, (saviez-vous d’ailleurs qu’il est interdit d’appeler un cochon Napoléon ?) pris le pouvoir, faisant régner la peur, persécutant les autres animaux. Accompagné des chiens qu’il avait élevé et de Brille-Babil qui finissait toujours par convaincre les autres animaux en évoquant le possible retour de Jones, Napoléon n’avait de cesse d’augmenter son emprise sur le groupe, changeant même les sept commandements à son avantage et faisant remplacer l’hymne de la ferme. Il fit construire un moulin, qui était à l’origine l’idée de Boule de Neige, chassé et accusé de tous les maux. Lors d’une second bataille, ce moulin fût détruit en même temps que le moral des animaux qui avaient tant travaillé à sa construction, alors même qu’ils manquaient de vivres. L’un après l’autre, le désormais nommé Camarade Napoléon, violait les sept commandements. La situation ne faisait qu’empirer. Bientôt la Ferme des Animaux devient inhospitalière pour qui n’était pas un cochon, ou à la limite, un chien. A coup de mensonge, Napoléon, représenté par Brille-Babil soumettaient les autres animaux. Ils allaient jusqu’à manipuler leurs souvenirs, faisant du premier cochon un héros et de Boule de Neige un traître… Arriva le moment où la Ferme des Animaux fût proclamée République, étant le seul candidat, Napoléon en devint le président. Jusqu’au jour du plus grand des blasphèmes. Les cochons marchaient sur deux pattes, les moutons qui jusqu’ici scandaient « Quatrepattes oui ! Deuxpattes non ! » avaient été habitué par Brille-Babil à chanter « Quatrepattes bon ! Deuxpattes mieux !« . Sur le mur où avaient été inscrits les sept commandements, un seul restait « Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres »…

Anecdote : Lu pour le Pumpkin Autumn Challenge, menu automne douceur de vivre, catégorie « Badge PAC 2020Siroter un chocolat chaud sous les saules. » (Anthropomorphisme, enfance, feel good, cocooning). Je vous avoue que ça m’amuse énormément de quelques détails sur les images de présentation… Promis, demain j’arrête ! 🐷🐮🐔

Bonne lecture ! Signé C.

FOCUS : Tome 1 – Autre-Monde – Maxime Chattam

Résumé : New York, de nos jours. Matt et Tobias sont amis depuis l’enfance, grands amateurs de jeux de rôles, de jeux vidéos. Mais ce qui leur arrive est bien réel. New York est balayée par une tempête sans précédent. Des éclairs bleus fouillent les immeubles ne laissant des humains que leurs vêtements ou les transformant en mutants répugnants. Matt et Tobias arrivent à fuir sur une île et rejoignent une communauté d’enfants épargnés. Ils sont 77, de 9 à 17 ans, se dénomment les « Pans » et s’organisent pour survivre. Leurs ennemis sont les monstres « Gloutons » et les « Cyniks » humains violents et perfides, des adultes qui se sont transformés. Les enfants survivants ont développé des dons surnaturels, faire jaillir le feu, créer de l’électricité. Avec Ambre, Matt et Tobias vont former l’alliance des trois et essayer de comprendre et utiliser leur nouvelle nature. Comprendre aussi l’attitude étrange de certains membres de la communauté.

autre monde

Note personnelle : ★ ★ ★ ★

Avis : Nous découvrons dans les premières pages, un adolescent perturbé par la séparation de ses parents. Matt, d’après Tobias, son jeune ami scout, a totalement changé de comportement. L’adolescent ne reste pas longtemps au cœur de ses préoccupations, car des phénomènes étranges ponctuent leurs journées.

Avant de continuer de vous parler de l’histoire, j’aimerais faire une petite parenthèse sur le côté geek de nos deux premiers personnages principaux. Si ces références du début des années 2000 ne parlent pas à tout le monde, elles m’ont tout de même arraché un sourire : World of Warcraft, Oblivion, le Seigneur des Anneaux, et le logiciel MSN… J’imagine parfaitement notre auteur dégommer quelques kobolds avant de retourner à l’écriture d’Autre-Monde. Et vous ? Autre parenthèse. Vous savez tous que notre auteur est né en région parisienne, pourtant, l’histoire se déroule, au début en tout cas, à New-york ! Belle surprise Monsieur Chattam !

La première partie, La Tempête ! Qui arrive très vite sur la ville. Nous avons à peine le temps de découvrir Matt que son monde explose sous nos yeux. D’abord, il y a l’électricité qui disparaît, puis la neige, ensuite ces éclairs qui semblent fouiller les buildings, les fenêtres qui explosent et voilà que notre héros se réveille seul dans l’appartement familial. Il entreprend de rejoindre Tobias. Lorsqu’il le retrouve, les deux garçons décident de chercher d’aide en ville. Tout s’enchaîne très vite, à tel point qu’il est difficile de poser le livre… Les dangers et mauvaises surprises se succèdent : les adultes mutants, un mur orageux qui les poursuit dans Central Park, vient ensuite ce que Matt va nommer les échassiers (de vilaines bestioles très grandes, maigres, portant un manteau à capuche noir, avec deux faisceaux lumineux à la place des yeux). C’est d’ailleurs en se cachant d’eux que le jeune homme découvre qu’Il est à sa recherche et qu’Il a peur que Matt soit déjà dans le sud. Cette découverte les incite à partir dans cette direction, où ils seront confrontés à d’autres dangers, tel que ce tunnel inondé, plongé dans l’obscurité où ils vont croiser une créature aquatique inamicale. Le duo rencontre également un, ou plutôt une nouvelle alliée, qui n’est autre qu’une chienne qu’ils vont nommer Plume. L’un de mes personnages préféré ainsi soit dit en passant.

Lors d’un affrontement contre un adulte, Matt frôle la mort et reste cinq mois dans le coma durant lequel se présente à lui le fameux « Il« , le Raupéroden. La seconde partie, commence à son réveil, le jeune homme découvre sa nouvelle communauté, les Pans. Il apprend aussi l’existence de deux clans chez les adultes, celui des Gloutons, mutants mi-sharpei mi-crapaud, celui des Cyniks, ceux qui n’ont pas muté mais ils sont sous l’emprise de la haine et sont perfides. Ces derniers enlèvent les Pans, les amènent au sud, là où le ciel est rouge écarlate. Une quatrième alliée, humaine cette fois, apparaît. Il s’agit d’Ambre. Vous me voyez venir, n’est-ce pas ? Je suis obligée de comparer ce trio à celui créé par la célèbre J. K. Rowling. Le trio, mais pas que ! Le couple qui n’a jamais existé dans Harry Potter, va-t-il se créer dans Autre-Monde ? Je parle bien du couple « Harry & Hermione » qui était probablement voué à exister mais qui est finalement mort dans l’œuf, au profit de ceux que nous connaissons. Revenons à l’histoire. Matt découvre le système mis en place par les Pans, tout en se remettant de ce long coma. Ambre quant à elle, leur dévoile l’existence d’une mutation chez les adolescents. Altération, c’est le nom qu’elle donne à ces « pouvoirs ». La jeune fille semble en avoir un : la télékinésie. Matt se voit octroyer une force anormale. D’autres Pans développent également ces « pouvoirs », qui semblent liés à un des quatre éléments, le feu, l’eau, l’air, la terre et qui leur viendrait d’un manque à combler ou d’un besoin lié à une tâche fréquemment exécutée.

L’histoire se poursuit, apparaissent les Longs Marcheurs, des Pans de 16 ans minimum, qui parcourent le nouveau monde pour partager les connaissances et nouvelles des autres communautés panesques. Le premier que Matt rencontre, arrive avec de mauvaises nouvelles. Des traîtres se cachent dans les regroupements. Plusieurs communautés en ont fait les frais. C’est alors que le trio, désormais nommés l’Alliance des Trois, se met en tête d’enquêter. Très vite, leurs soupçons se portent sur Doug et Claudia, et les mènent également au septième manoir, celui qui est hanté, où ils tombent sur… Un Minotaure ! Rassurez-vous, celui n’est qu’un déguisement, idée qui vient des Pans de la bande de Doug. Nous apprenons dans cette troisième partie, qu’un adulte est en fait le secret qu’ils voulaient garder en effrayant les autres. Un adulte qui grâce à un fait rarissime n’a subit aucune mutation. Le mystère élucidé, le trio cherche alors à découvrir l’identité du vrai traître, celui qui apporte son aide aux Cyniks. Ils le trouvent, en élaborant un plan astucieux… S’en suit une bataille épique contre les adultes, dont les Pans ressortent triomphants. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais l’un des Longs Marcheurs apporte un message à Matt, un avis de recherche : le sien. Une Reine qui contrôle les Cyniks à besoin de cet adolescent. Le premier tome se termine sur une attaque du Raupéroden contre le pauvre Long Marcheur Franklin, qui sous la torture dévoile la direction empruntée par l’Alliance des Trois.

Vous l’avez compris, outre le fait que ce roman est une aventure post-apocalyptique à l’influence Tolkienne, l’auteur aborde un sujet important et toujours d’actualité : la pollution. La destruction de la Terre par les Hommes. Derrière ces histoires de monstres, d’armes et d’amitié (ne négligeons pas l’amitié), ce roman nous pousse à réfléchir sur nos habitudes de consommation et de vie. Car l’un des traits de caractère de notre héros Matt c’est qu’il tient en horreur la violence. Certes, l’explication semblait plus axée sur la surexploitation des ressources, mais à plusieurs reprises, les guerres ont été évoquées dans ce premier tome. Je ne sais pas encore ce qui nous attend dans le prochain, j’ai hâte de savoir alors… Je vous laisse pour aller découvrir le voyage de l’Alliance des Trois vers un sud au ciel rouge !

Anecdote : Lu dans le cadre du Magical Summer Challenge 2019, menu « Rainbow Sparkle » catégorie « Starlight »… Mais MAGICAL SUMMER CHALLENGEcomme j’ai mis trop de temps à écrire l’article, j’ai tout oublié… Je l’ai relu pour avoir l’histoire en tête car les tomes 2 et 3 sont dans ma PAL du Pumpkin Autumn Challenge 2020, et pour pouvoir écrire cet article également.

Bonne lecture ! Signé C.