Le songe d’une nuit d’octobre – Roger Zelazny

Résumé : Ce sera pendant l’horreur d’une profonde nuit, la dernière d’octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l’autre camp, trouver l’endroit magique… L’enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe ! Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j’estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question… Quand Jack l’éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s’affrontent – chacun aidé d’un compagnon à poil ou à plume-, on peut s’attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune…

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Note personnelle : ★ ★ ★  

Avis : Je n’ai trouvé que des livres d’occasion, il est possible que le prix ne soit plus le même sur Rakuten. J’aurais pu l’acheter dans un grand format avec une magnifique couverture marron, cependant, j’ai préféré le format poche, avec ses pages jaunies et sa bonne odeur de vieux livre.

Le roman est classé dans la science-fiction, mais je pense qu’il s’agit plutôt de fantastique. Pour une raison toute simple, dans les romans de science-fiction tout est expliqué par la science, dans ce roman les animaux parlent certes ça ne choque pas leurs maîtres (puisqu’il s’agit de Dracula et compagnie) mais théoriquement, même si on les croise que très peu, le reste du monde est « normal », les autres êtres-vivants ne savent pas que les protagonistes existent et vivent parmi eux.

Passons à l’histoire. La façon d’écrire de Roger Zelazny nous force à se laisser porter par le livre. On obtient les informations en même temps que Snuff, le chien de garde de Jack. Ce qui fait tout l’originalité du livre d’ailleurs, c’est de suivre ce « Jeu » en passant par les animaux, que ce soit un chat, un chien, un serpent, ou même un écureuil. On ne suit pas les joueurs humains mais leurs compagnons dans la découverte d’informations cruciales pour le soir d’Halloween, comme vous l’aurez compris. J’ai apprécié cet univers de calcul, de schéma, d’espionnage mais surtout ce « fairplay » entre joueurs. Le songe d’une nuit d’octobre est un livre à suspense. Jusqu’à la fin on doit simplement accepter que l’auteur nous guide. J’ai trouvé la fin malheureusement trop rapide, tout est révélé en quelques pages seulement.

Quelques phrases ont attiré mon attention (la narrateur est un chien nommé Snuff et le dialogue lui fait référence) :

« Je renversais la tête en arrière et me mis à hurler. Il ne remarqua rien. Tant pis. ça fait toujours du bien de hurler un bon coup quand on se sent frustré. »

« Il se mit à me caresser la tête et je réagis comme si c’était la plus belle invention de l’homme après le repas gratuit. »

« – Inutile, Snuff. Tu peux te dispenser de tes singeries – pour ne pas dire de tes chienneries. »

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018  catégorie Trick or Treat. ☕

Bonne lecture ! Signé C.

Les héritiers d’Enkidiev – Anne Robillard [saga]

Résumé : Depuis la défaite de l’Empereur Noir, le continent d’Enkidiev connaît la paix. Les Chevaliers d’Émeraude ayant survécu aux combats doivent oublier leur passé douloureux et donner un autre sens à leur existence… Pourtant, une ombre plane : le roi Onyx est en danger. Le venin de sa blessure de guerre le tue à petit feu. N’écoutant que leur courage et leur loyauté, les Chevaliers partent dans une nouvelle quête. Car seule une fleur poussant dans les Territoires Inconnus pourrait sauver Onyx. Mais que leur réserve ce nouveau monde ?

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆  

Avis : Je n’ai pas encore lu tous les tomes. Cela dit, j’ai déjà un avis, qui potentiellement changera en lisant la suite.

Qu’il était compliqué de passer des chevaliers d’Émeraude aux héritiers d’Enkidiev ! J’avais encore en tête la bataille épique entre les chevaliers aux pouvoirs magiques et l’armée d’Amecareth, les hommes-insectes. J’ai délaissé le premier tome au bout de quelques chapitres, je trouvais l’histoire insipide, on présentait les couples d’anciens chevaliers, leurs enfants, la vie qu’ils avaient décidée de mener, en somme une partie qui traîne en longueur.

En avançant dans les tomes, je me suis beaucoup amusé, malheureusement ce qui me dérange c’est qu’il y a une multitude de dieux, au point qu’il en devient compliqué de comprendre les liens de parentés. Dans le tome 7 se trouve un organigramme permettant de comprendre un peu mieux la hiérarchie des dieux. Vous pouvez le retrouver en ligne, en cliquant ici, (attention au spoil quand même, je vous conseille d’attendre le tome 7 pour le prendre, cela dit, il aura moins d’utilité puisqu’il se trouvera également dans votre roman). En dehors de ces détails, l’histoire n’est pas celle d’une grande bataille comme dans les chevaliers, cette fois, il s’agit d’une histoire plus « éparpillée », un soucis par-ci, un problème par-là, sans spoiler l’histoire il est assez compliqué d’expliquer tout ça, surtout sans avoir lu la fin. Je pressens une bataille tout aussi épique arriver, je l’espère même. Je reviendrais sur l’article quand j’aurais terminé tous les tomes. Aussi je vous laisse sur un « demi-avis » finalement pas très constructif.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : Le tome 9 format poche est actuellement en pré-commande sur la FNAC, ce qui m’empêche de finir correctement cet article. J’ai les tomes 6 et 7 dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018 📚🍄

Bonne lecture ! Signé C.

La maison des damnés – Richard Matheson

Résumé : Passer une semaine dans une maison réputée hantée depuis trente ans : telle est la mission confiée au Dr. Barrett et à une équipe de spirites par un milliardaire mourant, qui veut savoir si son âme lui survivra. Mission que le parapsychologue s’empresse d’accepter, espérant bien ainsi triompher des  » maléfices  » et vérifier ses théories scientifiques sur l’existence d’une vie après la mort. Arrivés sur place, les investigateurs se rendent vite compte que le lieu est à la hauteur de sa réputation : résonnant des crimes et des orgies qu’elle a accueillis par le passé, la maison Belasco semble les attendre. Prête à posséder les audacieux qui oseront pénétrer en son sein…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ☆ ☆

Avis : Là où on s’attend à quatre personnages principaux (le scientifique, sa femme, la médium et le médium « à la retraite »), on en trouve finalement cinq : la maison en elle-même tient une place importante dans l’histoire. C’est assez impressionnant de voir à quel point une « simple » ambiance peut nous faire humaniser un manoir. Le danger dans ce roman vient d’absolument partout, sans que l’on sache s’il s’agit de fantômes, de démons, ou d’une psychose généralisée (quoi que le scientifique, Docteur Barrett, ne semble pas s’inquiéter du tout alors que tout part à vau-l’eau autour de lui).

Notons bien que ce roman a été édité en 1971, soit 47 ans avant qu’il ne tombe entre mes mains (certes j’ai une édition datant de 2001 mais cela ne change rien au texte). Partant de se principe, il est important de ne pas s’offusquer durant la lecture, qui peut pour ma génération paraître très « limite-limite » (pour ne pas dire machiste et homophobe).

Continuons en gardant cela à l’esprit (en vrai, c’est compliqué, mes réactions sont celles de ma génération alors…) : sur les quatre personnages principaux, trois sont parfaitement insupportables. La femme du scientifique, parfaite potiche, effrayée pour un rien (elle s’incruste dans le manoir alors qu’elle n’était pas censée y aller, une vraie plaie), et dont la vie sexuelle semble ennuyeuse à mourir. La médium, parlons-en de la médium, un vrai cliché ! Vous voyez de quoi je parle ? Une personne trop sensible qui se retrouve à communiquer avec une tonne d’esprits maléfiques alors qu’au final il ne doit pas y avoir grand chose autour d’elle. Pour finir, troisième personnage énervant, le scientifique, Docteur Barrett. Alors lui… Il ne vit que pour sa machine, il n’a peur de rien et ne croit en rien, même quand il se retrouve à lutter pour survivre au milieu des phénomènes paranormaux, Monsieur a raison un point c’est tout, les arguments des autres il les rejette sans même prendre le temps de les écouter.

Passons maintenant à l’histoire : une lutte entre la science et le spiritisme. Si les personnages avaient su s’écouter et proposer leurs arguments dans le calme, cela aurait pu être plus intéressant, mais moins effrayant. C’est donc dans une mauvaise ambiance générale que la maison décide de s’énerver et nous révéler petit à petit son passé ainsi que les vices cachés de nos chers personnages. Je pensais que la « peur » viendrait des apparitions et des phénomènes paranormaux, cependant, le thème est essentiellement axé sur le sexe. En somme, j’ai apprécié cette lecture, mais je déplore toute cette vulgarité dans les scènes sexualisées qui sont bien trop nombreuses.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGE

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. Ce roman a été adapté en film, en 1973, que vous pouvez voir en streaming sur le site zone-film (je conseille quand même d’avoir Adblock et Adblock plus).

Bonne lecture ! Signé C.

Resident Evil – S. D. Perry [saga]

Résumé : Raccoon City. Déjà quatre cadavres en un mois, tous victimes de ceux qu’on a surnommés les « tueurs cannibales », parce que les corps ont chaque fois été en partie dévorés. Le dernier espoir de la ville pour endiguer cette violence sans précédent n’est autre que la fameuse escouade des S.T.A.R.S. Cette petite unité d’élite est censée pouvoir parer à toute éventualité… mais face à l’horreur qui les attend dans un manoir à l’abandon, il est bien possible qu’elle se trouve cette fois totalement dépassée.

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Note personnelle : ★ ★ ☆ ☆ ☆

Avis : J’ai décidé de prendre la version ebook malgré ma réticence à ce format, parce que le tome 1 est vendu au prix de 31,00 euros (au moment où je le cherchais en tout cas) : pour une adaptation d’un jeu en livre, format poche, sans illustration, c’est clairement trop cher. Ayant joué au jeu (non pas vraiment en fait, pour être exacte je dirais plutôt « ayant regardé des tas de Let’s Play et de personnes y jouer » en version originale et remake), je connais l’histoire presque par cœur, jusqu’aux énigmes. Le roman reprend tout le premier jeu dans les moindres détails, même jusqu’à la machine à écrire qui sert de sauvegarde et les pièces « safe ». C’est une excellente histoire, Resident Evil n’est pas populaire pour rien. Cependant, il vaut mieux ne jamais avoir joué ou vu le jeu pour apprécier ce roman.

Je ne vais pas avoir autre chose de plus à ajouter malheureusement, puisque c’est carrément le script du jeu. Une déception à mes yeux de fan. Cela dit, je conseille totalement les films et les jeux. J’ai vu qu’il existait d’autres tomes et d’autres séries en roman, mais j’ai peur de tomber sur les scripts des autres jeux. Je préfère personnellement ne plus tenter l’expérience. Si jamais vous avez lu la suite ou les autres ouvrages et que vous souhaitez tenter de me convaincre, j’accepte de lire vos arguments avec grand plaisir.

PUMPKIN AUTUMN CHALLENGEAnecdote : J’ai lu le roman dans le cadre du #PumpkinAutumnChallenge 2018. J’ai été terrorisée, enfant, en voyant les images du premier jeu, notamment le visage d’un des zombies. J’ai retrouvé cette image en cherchant sur notre ami Google, elle est juste ici. J’avoue que je n’ai joué qu’à « Resident Evil : The Darkside Chronicles » sur Wii, parce qu’heureusement nous n’avions pas le contrôle du personnage. 😝

Bonne lecture ! Signé C.