Purgatoire des innocents – Karine Giebel

Résumé : Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux. Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts et un blessé grave. Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces. Je m’appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là. Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit.

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Note personnelle : ★★★★★ 

Avis : UNE CLAQUE ! Ça faisait longtemps qu’un(e) auteur(e) ne m’avait pas transporté comme ça. Je n’avais de cesse de m’interrompre pendant la lecture de ce roman. Glacée d’effroi, je n’avais pas envie de lire par peur de voir un personnage souffrir, ou à l’inverse je dévorais les pages pour connaitre la suite. Dans ce roman les personnages sont d’une complexité « terriblement humaine », on les déteste puis on les aime, parfois même on s’inquiète pour eux. C’est ce paradoxe qui les rend si attachants. Attention le paragraphe suivant peut potentiellement vous spoiler.

Vous l’aurez compris, plusieurs personnages sont des criminels, notamment William et Raphaël les frères voleurs. Cependant, ce roman m’a amené à me poser la question « peut-on classer les crimes par gravité ? », ma réponse est oui. Voler « par nécessité » dans un grand magasin est moins grave (attention, cela reste quelque chose que je n’approuve pas et je suis intimement convaincue qu’il existe toujours d’autres solutions) que de tuer, à mes yeux en tout cas. Prenons un exemple plus enfantin issu d’un Disney : Aladdin est incontestablement un criminel, un voleur et un menteur (si si, il se fait passer pour un prince, ce qu’il n’est pas, même si j’adore ce Disney, au point d’avoir appelé mon chat à l’époque, car celui-ci brille maintenant dans le ciel, Rajah comme le tigre de Jasmine), pourtant c’est Jafar le « vrai » méchant de cette histoire. Et bien dans ce roman aussi on a des méchants encore plus méchants que les méchants du début (niveau répétition de mots on est bien là). Les deux frères, William et Raphaël, qui sont des voleurs (il n’y a pas qu’eux dans la joyeuse petite bande, mais ce sont eux les principaux), se réfugient chez une femme (Sandra) et son mari, mais au fil des pages on se dit que finalement ces deux voleurs ne sont pas les pires. Si vous êtes en train de vous dire que vous ne pouvez pas apprécier un voleur, cherchez dans votre mémoire, il y en a quelques-uns que vous aimez déjà (ou en tout cas vous les connaissez), en voici des exemples : Aladdin, Arsène Lupin, plus récemment les protagonistes de la série « La casa de papel » (bien que, théoriquement, ils ne volent rien) ou même les personnages du roman « Surtensions » d’Olivier Norek qui « met en valeur » les voleurs. Ce sont des personnes intrigantes que l’on méprise autant qu’on les admire (attention je ne parle que de certains cas, les véritables artistes du vol, pas les imbéciles qui arrachent leurs sacs aux vieilles dames ou les pickpockets du métro). Bref, plus l’histoire avance, plus on les aime, tout simplement. Je ne peux pas me permettre d’en dire plus sans spoiler toute l’histoire, même si j’ai déjà dévoilé une partie de l’intrigue.

Pour finir, je trouve que ce roman est puissant. Je n’ai pas de mot pour le décrire mieux. J’ai été subjuguée. Je pense même acquérir d’autres romans de cette magnifique plume qui m’a torturé l’estomac et les neurones. 💕

Anecdote : J’ai acheté le livre pour le Baby-Challenge Thriller de Livraddict. Je dois avouer que dans cette liste aucun livre ne m’a déçu pour le moment ! Pour le mandala, vous le trouverez juste ici. N’hésitez pas à m’envoyer vos créations ! 🙃

Bonne lecture ! Signé C.

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Amazonia – James Rollins

Résumé : Dans la forêt amazonienne, un Américain est retrouvé mourant aux abords d’un village. C’est l’un des membres d’une expédition scientifique partie étudier le savoir des chamans et disparue quatre ans plus tôt. Seul Nathan Rand, le fils du savant qui la dirigeait, n’a jamais perdu espoir de les retrouver vivants. Et c’est ce fol espoir que le Dr Kelly O’Brien et son frère ravivent en lui proposant de rejoindre la nouvelle équipe de secours. Seulement, la jungle et ses enjeux pharmaceutiques attisent bien des convoitises. Des mercenaires se lancent à leur poursuite. À mesure que le groupe progresse, l’aventure tourne au cauchemar.

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ★

Avis : Comment vous dire ? Holalala ! Quelle histoire ! Tout d’abord, sachez que le cadre m’a énormément plu, tout se déroule dans la forêt amazonienne. Nos pauvres aventuriers se retrouvent confrontés aux pires dangers de la nature, les serpents, les insectes, les poissons (mutants, parce que sinon ce n’est pas marrant)… Même la végétation est dangereuse ! Bien entendu, les humains le sont tout autant. Comment ça je spoile ?! Non, je vous assure que ça ne spoile pas. Vous verrez que ce roman ne va pas cesser de vous surprendre.

Le début un peu lent du livre permet de comprendre les personnages, de s’y attacher et presque de rentrer dans leur peau pour vivre avec eux ce périple. C’est effrayant ce rythme que le livre nous impose ! J’avais l’impression de lire plus vite les passages où il avait de l’action et inversement pour les moments de répit. Rythmé, voilà un mot qui convient à ce roman. James Rollins, l’auteur, nous transmet à merveille la beauté et l’horreur de la jungle. J’avais l’impression d’y être. Je pense que les douleurs musculaires au niveau des trapèzes, dont j’ai souffert, résultent cette lecture prenante et surprenante ! 😉

Attention aux spoils… Parlons rapidement de la fin : James Rollins n’aurait pas fumé un peu trop de feuilles de ceiba pentandra ?! (C’est juste un arbre mais, vous avez vu comment je suis trop une meuf culturée ? Ouais, j’ai google, une souris et un clavier…). Bref, la fin : personnellement j’ai halluciné. On se retrouve dans un lieu préservé de la technologie (en même temps au milieu de la forêt amazonienne ce n’est pas surprenant), avec un peuple naïf voire craintif, qui vit et travaille pour un arbre qui séquestre (réduit en esclavage ça fonctionne aussi, il les laisse ses captifs avec juste ce qu’il faut d’énergie vitale pour survivre, ils sont coincés sous terre par les racines, qui se « branchent » sur eux, un bazar très flippant) un membre de chaque espèce dans le but d’ingurgiter et assimiler leur ADN et leur promet en échange (c’est implicite, il parle pas non plus l’épicéa…) de les soigner (enfin, soigner les membres de la même espèce du coup, parce que le pauvre captif, lui il est dans le caca jusqu’au cou), vous comprenez l’idée ? Bref, ça se termine sur une grosse explosion à l’américaine, et deviennent des héros ceux qui ont survécu à tout ça. C’est énorme quand même non ? C’est de la dinguerie pure et dure ! J’ai adoré. Cela dit, je pense qu’une fin comme ça peut en décevoir plus d’un, excusez mon langage, mais ça se barre sacrément en sucette (j’ai pas assumé le mot que j’ai dit à voix haute, je mets « sucette » du coup(yeux) ← ne me jugez pas trop sévèrement pour ce… jeu de mots / charade) à la fin.

Anecdote : Ce livre m’a suivi en Corse pour quelques jours, il a traîné dans mon sac, coincé entre un flacon de crème solaire et ma serviette mouillée pleine de sable, il n’en est pas sorti totalement indemne. 😳 Lu pour le Baby-Challenge Thriller 2018 de Livraddict. Sinon, pour ce mandala grenouille, je l’ai en fait pris pour les papillons. D’ailleurs, vous pouvez l’imprimer, c’est juste ici, n’hésitez pas à m’envoyer vos œuvres ! 🐸

Bonne lecture ! Signé C.