La ligne noire – Jean-Christophe Grangé

Résumé : Il existe, quelque part en Asie du Sud-Est, entre le tropique du Cancer et la ligne de l’équateur, une autre ligne. Une ligne noire jalonnée de corps et d’effroi…

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Note personnelle : ★ ★ ★ ★ ☆

Avis : Un résumé de mon avis en deux mots : Top moumoute ! 😍 Grangé a toujours cette plume magique qui fait que le roman se lit avec beaucoup de fluidité. Nous avalons les pages sans nous en rendre compte.

Concernant l’histoire, cette fois, je ne suis pas déçue ! Le roman est divisé en trois parties : le contact, le voyage et le retour. Dans ces trois parties nous suivons Marc Dupeyrat, journaliste fasciné par les origines « du mal ». Lorsque le scandale de Jacques Reverdi, ancien apnéiste professionnel, éclate et qu’il est inculpé pour meurtre en Malaisie, Marc saute sur l’occasion.

Il se forge une fausse identité, celle d’une jeune femme. Le nom est emprunté à une étudiante, quant à la photo qu’il fera parvenir au tueur, il s’agit de celle d’une jeune mannequin encore méconnue, qui travaille avec son ami Vincent. Marc avance masqué, bien décidé à découvrir le déclencheur de la tuerie pour enfin comprendre pourquoi sa fiancée a été assassinée. Une correspondance commence entre Jacques et Marc/Élisabeth. Notre journaliste réussi à prendre le tueur dans ses filets, le voyage commence…

Nous parcourons ensuite l’Asie du Sud-Est, guidés par un Jacques Reverdi emprisonné. D’indice en indice, Marc découvre le modus operandi du tueur qui le conduira même sur une ancienne scène de crime. Tout au long de l’enquête nous découvrons un journaliste égoïste, manipulateur, prêt à tout sacrifier pour arriver à ses fins. Le protagoniste nous deviens de plus en plus antipathique. Quoi que cela est peut-être entièrement personnel…

De retour à Paris, l’angoisse augmente considérablement, jusqu’à la conclusion du roman. Cette partie est un peu trop rapide à mon goût, quant au retournement de situation… Ne me dites pas que vous ne l’avez pas vu venir depuis le début ! Grangé place Marc du côté sombre depuis le début et le laisse s’enfoncer dans les abymes. Les « vrais » protagonistes nous les voyons assez régulièrement, à mes yeux, il s’agit de Vincent et Khadidja. Pour résumer, je reprends mes premiers mots : top moumoute !

Anecdote : Roman trouvé d’occasion chez Boulinier Bonne Nouvelle. 🩸

Bonne lecture ! Signé C.

Résilience – Julia M. Tean

Résumé : Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

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Note personnelle : ★ ★ ★

Avis : Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est un bon livre. Perdu quelque part entre l’horreur et la poésie. Ce que je n’ai pas aimé du tout, malheureusement, c’est le cliché « Danseur = homosexuel ». Le roman traite d’énormément de sujets, comme le syndrome de Marfan, le racisme, l’homophobie, les violences familiales, la prostitution, le milieu carcéral (pour les deux derniers c’est survolé), je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur une cause uniquement. Même si au final il n’y en a qu’une, on passe par trop de choses à mes yeux. Le style est divisé en deux parties très distinctes, entre la violence et les mots crus, puis une partie poétique et touchante, c’est très perturbant parce que le contraste est fort, attention je ne parle pas là d’un point faible du livre mais d’une caractéristique de celui-ci. Dans l’ensemble je suis mitigée. Quelques extraits pour illustrer ce fameux contraste :

« C’est une pute. Le père fait comme s’il ne voyait rien et se contente d’amasser les sous gagnés dans la moiteur d’une chatte bon marché. Une chatte que les ouvriers de l’Est monnayent pour le plaisir d’une éternelle insatisfaite. »

« Il adopte les poses de Juliette, se mettant sur la pointe des pieds comme pour s’élever aussi haut que les notes classiques, comme pour mieux effleurer l’incandescence fabuleuse des étoiles. »

« La bouche de la vieille broie le pain croustillant qui s’effrite sur son énorme poitrine. C’est une machine à manger. Depuis qu’elle ne baise plus, seule la bouffe compte. »

« Vincent atteint un instant de grâce, magique, éphémère et essentiel. Il se construit. Il est lui-même. Un être sensible qui vogue sur les notes d’une chanson qui s’accorde avec son moi profond. »

Anecdote : Roman lu dans le cadre du #BabyChallengeThriller de Livraddict 2018 si la plupart on été des coups de cœur, celui-ci m’a moins convaincu. 😉

Bonne lecture ! Signé C.